En Afrique subsaharienne, l'amélioration des conditions de vie des petits agriculteurs et agricultrices est directement liée à l’amélioration de la condition des femmes. Les cultivatrices de coton effectuent la majeure partie du travail dans les champs et à la maison, mais elles ne disposent généralement pas des mêmes droits ni des mêmes positions que les hommes. Dans ce contexte, Cotton made in Africa (CmiA) plaide pour les droits des femmes et pour leur position dans la société ainsi que dans le monde des affaires avec des partenaires locaux, les sociétés cotonnières certifiées CmiA. Pour permettre aux femmes d'accéder à l'indépendance économique et sociale, CmiA et ses partenaires contribuent à la création de clubs de femmes, soutiennent des projets générateurs de revenus pour les groupes de femmes et mettent en œuvre des mesures d'égalité des sexes dans les zones de culture du coton. 

L’égalité des droits, posséder un compte bancaire ou des terres ou encore être libre de dépenser l'argent qu’elles ont gagné par leur travail dans les champs et au sein du ménage : tout cela reste un défi pour de nombreuses femmes en Afrique rurale. CmiA investit donc dans des activités d'autonomisation des femmes. En collaboration avec des sociétés cotonnières et ses partenaires, CmiA crée des clubs de femmes, apporte un soutien financier aux mesures d'autonomisation des femmes et crée des postes de responsables des questions de genre au sein des sociétés cotonnières certifiées CmiA. Les responsables des questions de genre aident à lancer les activités génératrices de revenus pour les clubs de femmes et soutiennent la mise en œuvre de leurs projets. Les clubs de femmes sont fondés autour d’une production de coton et ils offrent aux femmes la possibilité de s'organiser, de monter leurs propres projets, de gagner un revenu supplémentaire et de devenir des modèles pour d'autres femmes.

Notre collègue Nina Schöttle, chef de projet junior et responsable du suivi et de l'évaluation à la fondation Aid by Trade, s'est rendue récemment en Zambie pour participer à des discussions de groupe avec des clubs de femmes et pour assister à un atelier de responsable des questions de genre. L'objectif était de suivre et d'évaluer l'impact des mesures d'autonomisation des femmes de CmiA. Les discussions de groupe ont été menées avec trois clubs de femmes différents : le club de femmes Tuyandane dans la région de Nampundwe et le club de femmes Shakunkuma dans la région de Nampundwe (qui ont tous deux mis en place un élevage de chèvres), ainsi que le club de femmes Choolwe dans la région de Sinazongwe, qui a créé un projet de couture. Tous les clubs ont des statuts et des rôles désignés, avec une présidente, une secrétaire, une trésorière, des administratrices et des membres exécutifs. Ils se réunissent régulièrement, généralement une fois par semaine.

Au cours des discussions de groupe, différents aspects font l’objet de discussions : les activités du club, la motivation personnelle et les conséquences de l’adhésion au club pour les membres individuels, ainsi que les défis continus et les domaines d'amélioration. Les membres ont noté que le fait d'être organisé en groupe et d'obtenir le soutien d'une responsable des questions de genre les aide à échanger des idées et des connaissances. Elles s’échangent des enseignements dans différentes compétences et se soutiennent aussi émotionnellement. Elles sont ainsi en position d'augmenter leurs revenus, mais aussi de gagner en autonomie et en confiance en elles.

Les responsables des questions de genre : tels que Merit Tembo (Alliance Cotton Company), Violet Mandauka (Highland Cotton Trading) et Nyambe Muchindu (CGL), jouent un rôle essentiel dans la création des clubs de femmes en Zambie et dans la mise en œuvre de leurs projets. Les trois femmes prodiguent un soutien moral lorsque les clubs rencontrent des difficultés et des conseils pratiques pour la mise en œuvre des activités. Elles aident les clubs à structurer leurs idées et à bâtir des plans solides pour l'avenir. Les formations dispensées par les responsables de l'égalité des sexes vont bien au-delà de la formation sur le coton et comprennent également des sujets tels que le VIH / sida et les questions de genre, les compétences économiques de base (planification financière et familiale), la nutrition, le travail des enfants, les problèmes de sécurité (par exemple, ne pas pulvériser les traitements pendant la grossesse) et enfin les rôles séxo-spécifiques au sein du foyer.

Interrogées sur la perception des sujets de formation au genre chez les agriculteurs, Merit, Violet et Nyambe déclarent avoir identifié un changement significatif depuis qu'elles ont commencé leur travail : il y a plusieurs années, les agriculteurs et agricultrices n'étaient pas intéressés par les questions de genre et ne voulaient pas en être informés. Aujourd'hui, les responsables des questions de genre disent que la perception et l’adoption sont généralement plus répandues. Cette évolution peut également être attribuée à un changement majeur des agriculteurs et agricultrices : de plus en plus de femmes possèdent désormais leurs propres contrats avec les sociétés cotonnières. On note également plus d’agricultrices leaders pour dispenser des conseils à leurs collègues en matière de techniques agricoles durables et efficaces. En conséquence, un nombre accru de femmes assistent aux formations, prennent la parole et donnent leur avis, rapportent Merit, Violet et Nyambe. Environ 16 % des agriculteurs de CmiA sont des femmes.

En mettant en œuvre des mesures d'autonomisation des femmes, CmiA vise à renforcer les droits et la position des femmes dans la société.  Les revenus produits par le groupe sont conservés par la trésorière et lorsqu’un certain montant est atteint, l'argent est réparti également entre les membres ou réinvesti pour développer leur entreprise, aider d'autres femmes dans le besoin ou financer les frais de scolarité de leurs enfants. 

Pour conclure, Nina Schöttle ajoute : « j'ai été profondément impressionnée par les agricultrices de Zambie qui ont créé leur propre entreprise pour devenir financièrement indépendantes. Je suis heureuse de constater qu'avec la promotion des projets de ces femmes, nous les aidons à lancer leurs idées commerciales. J'ai été impressionnée de voir la grande motivation des agricultrices à réaliser leurs propres projets, au profit de leurs familles, mais aussi à en savoir plus sur l'impact des responsables des questions de genre sur l'autonomisation des femmes dans les zones rurales de la Zambie. » 

En 2018, les responsables des questions de genre en Zambie ont reçu le soutien financier de la Fondation Ana Kwa Ana, une fondation pour les femmes et les enfants dans le besoin lancée par Janina Özen-Otto, fille du Prof. Dr. Michael Otto, fondateur de CmiA. Les clubs de femmes bénéficient d'un soutien supplémentaire de Rewe Group et Corman. Toutes les activités liées au genre sont réalisées en étroite collaboration avec les sociétés cotonnières locales telles que Alliance, Highland Cotton Trading et CGL en Zambie.

 

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