Extraits d'une collection CmiA contre le travail des enfants

Pour de nombreux enfants à travers le monde, école et loisirs sont remplacés au quotidien par des travaux pénibles, exécutés pour des salaires de misère. En s'efforçant d'améliorer les conditions de vie par l'augmentation des revenus et par le biais de projets de coopération, Cotton made in Africa s'associe à la lutte contre le travail des enfants. CmiA applique ici les conventions 138 et 182 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) : en vertu des critères de Cotton made in Africa, toute forme d'exploitation du travail des enfants nuisible à leur santé et à leur développement, de même que toute forme de travail fournie en dehors du contexte familial sont strictement interdites. Cette disposition s'étend bien entendu à la traite des enfants et au travail forcé.

Les cultivateurs de coton adhérant au programme CmiA travaillent exclusivement sur de petites structures. L'exploitation de ces parcelles, dont la superficie n'excède pas 3 hectares, est assurée presque uniquement par les familles elles-mêmes. Cotton made in Africa admet que la participation des enfants aux travaux des champs représente encore à l'heure actuelle une nécessité financière pour ces familles. Dans les pays de projets de CmiA, la participation des enfants est perçue comme une composante à part entière de la vie sur l'exploitation. C'est pourquoi les enfants sont autorisés à travailler sur l'exploitation agricole de leurs parents à condition de disposer par ailleurs d'un temps suffisant pour l'activité scolaire et les loisirs. Tout travail susceptible de nuire à leur santé et à leur développement demeure néanmoins interdit. L'application de pesticides leur est par conséquent interdite, de même que le port de charges lourdes. En revanche, que ce soit en fin de semaine ou après l'école, les enfants peuvent parfaitement se charger d'éloigner par exemples les bovins et autres animaux domestiques des champs de coton.

Les solutions qui permettront à terme de bannir le travail des enfants passent nécessairement par une croissance économique durable, vecteur de progrès social et de promotion de l'éducation. CmiA travaille dans les pays les plus pauvres du monde. Dans les zones rurales, privées d'infrastructures scolaires stables (absence d'écoles, nombre d'enseignants insuffisant, manque de matériel, trajets scolaires trop longs, etc.), de nombreux enfants se retrouvent par là même exclus du système éducatif. C'est à ce niveau que l'initiative CmiA intervient de façon concrète en dispensant des formations débouchant sur de meilleurs rendements et donc de meilleurs revenus. En coopération avec ses partenaires publics et privés, Cotton made in Africa s'engage en outre dans les régions de culture du coton en initiant des projets scolaires à destination des enfants de familles rurales.

Formations agricoles pour les petits cultivateurs

Schulung auf einem Baumwollfeld

La préservation de la fertilité des sols par le principe de l'assolement et l'aménagement de fosses de compostage destinées à la confection d'engrais constituent deux des principaux volets des techniques de culture durable de CmiA. L'utilisation souvent abusive et incorrecte de pesticides et de fertilisants est l'une des difficultés majeures rencontrées dans la culture du coton en Afrique. Les préparations de pesticides sont appliquées à mauvais escient et stockées et éliminées de manière inappropriée, entre autres raisons parce que personne dans la famille ne sait lire et que les instructions d'emploi figurant sur les emballages ne sont par suite pas respectées. Ceci représente à la fois un risque pour la santé des cultivateurs et de leurs familles et une nuisance pour l'environnement. C'est pourquoi la manipulation correcte des pesticides, dont l'emploi est soumis à des directives extrêmement strictes, constitue un volet important des formations agricoles. Sont notamment interdits les pesticides figurant sur la liste de la convention de Rotterdam sur le commerce des produits chimiques dangereux, produits phytosanitaires et produits antiparasitaires (convention PIC) ou ceux qui relèvent de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (convention POP). Sont également interdits les pesticides classés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme hautement ou extrêmement toxiques (classe OMS Ia/Ib). Toute infraction à ces directives entraîne l'exclusion de l'initiative Cotton made in Africa.

CmiA fonctionne sur le principe du traitement sur seuil, ce qui signifie que l'on applique un pesticide sur le champ uniquement lorsque les mesures indiquent que la pression des ravageurs devient trop élevée. Non seulement cette approche permet de réduire l'utilisation de pesticides, mais les cultivateurs apprennent aussi avec le temps à distinguer les ravageurs des organismes utiles et à utiliser ces derniers au bénéfice des cultures. Apprendre à manipuler les pesticides correctement et en toute sécurité (application, port de vêtements protecteurs, stockage et élimination des conteneurs vides de manière appropriée) et savoir distinguer les ravageurs des organismes utiles constituent deux aspects majeurs des formations s'adressant aux petits agriculteurs CmiA.

Autre point capital de ces formations : la mise en œuvre efficace des eaux pluviales. De manière fondamentale, le mode de culture conforme aux critères CmiA exclut l'emploi d'eau douce dans les champs. La dernière étude sur l'empreinte écologique de Cotton made in Africa montre que par kilogramme de coton-fibre CmiA permet d'économiser plus de 2.100 litres d'eau en comparaison avec la culture du coton telle qu'elle est pratiquée au monde entier. Les émissions de gaz à effet de serre sont elles aussi sensiblement réduites. Dans les formations, les petits cultivateurs apprennent à utiliser les fertilisants de manière efficace et donc responsable et à aménager des fosses de compostage qui serviront à produire des engrais organiques, ce qui a pour effet de réduire très nettement les émissions de gaz à effet de serre. Par kilogramme de coton-fibre CmiA évite jusqu'à 40 pour cent de gaz à effet de serre en comparaison au coton conventionnel. En savoir plus..

Soutenir les efforts autonomes des petits cultivateurs africains par un transfert de connaissance permanent

d-Schulungen Konzept

Par le biais de formations agricoles et économiques, Cotton made in Africa permet aux petits cultivateurs participants d'améliorer eux-mêmes leurs conditions de vie et celles de leurs familles et de cultiver le coton en conformité avec les standards Cotton made in Africa. Les connaissances acquises aident durablement ces agriculteurs à améliorer la qualité de leur coton, à obtenir des rendements à la récolte plus élevés et à exploiter leurs champs de manière plus responsable vis-à-vis de l'homme et de la nature, autrement dit dans le respect des principes sur lesquels nous avons fondé la promesse de valeur de  Cotton made in Africa. Les formations sont ici systématiquement adaptées aux besoins des petits cultivateurs concernés et aux particularités régionales des différents pays de projet.

Un rôle majeur y est dévolu aux femmes. Outre le travail qu'elles effectuent dans les champs, ce sont elles qui s'occupent également de l'éducation des enfants et qui veillent globalement au bien-être de la famille. Il va donc s'agir, à travers diverses actions, d'assurer tout particulièrement leur promotion et de renforcer leurs droits, en adaptant par exemple les contenus de formation aux besoins spécifiques des participantes.

C'est le Cotton Expert House Africa (CHA) qui, en tant que partenaire de coopération de CmiA, est chargée de l'enseignement des contenus de formation. L'organisation des formations est confiée quant à elle aux sociétés cotonnières locales, ces deux volets étant cofinancés par CmiA. Le transfert de connaissances panafricain soutenu par CmiA a pour but d'encourager les échanges entre partenaires et la diffusion des nouveaux acquis. Les unités de formation s'appuient sur les éléments suivants :

1. Techniques de culture et pratiques agricoles favorisant la protection de l'homme et de son environnement

2. Formations économiques

Bauern bei Schulung

Formation économique des petits cultivateurs

Schulungen BWL (1) ZGSDepuis mai 2012 et dans le cadre de « Farmer Business Schools », Cotton made in Africa enseigne aux petits cultivateurs des notions de base de l'économie d'entreprise qui ont pour but de leur faciliter la gestion de leurs petites exploitations agricoles. L'objectif global de ces Farmer Business Schools est de permettre aux cultivateurs de mettre à profit leurs connaissances en économie d'entreprise pour accroître la productivité de leur exploitation. Ils y apprennent à mieux évaluer les risques liés au marché et à la production et à gérer leur budget, tant professionnel que domestique, de façon plus rationnelle. Les cours transmettent également des contenus purement pratiques, savoir par exemple quelles denrées alimentaires cultiver pour offrir à sa famille une nourriture saine et équilibrée.

Au plan économique, ces petits cultivateurs reçoivent également un soutien sous forme de préfinancement d'intrants agricoles (semences, pesticides). Les sociétés cotonnières sont tenues d'assurer ces financements. Pour pouvoir engager des investissements plus importants, les petits cultivateurs bénéficient en outre de l'octroi de microcrédits, qu'ils investissent par exemple dans des machines agricoles destinées à augmenter le rendement de leurs petites exploitations. Les Farmer Business Schools les préparent aussi à bien utiliser les crédits accordés en leur expliquant les avantages et les risques, ainsi que la nécessité de se constituer des réserves et un capital propre. En savoir plus..

 

 

CmiA s'engage pour les droits des femmes

FrauengruppeL'amélioration des conditions de vie des petits cultivateurs de l'Afrique subsaharienne est directement liée au concept de promotion de la femme. Les cultivatrices de coton assurent non seulement la plus grande part des travaux des champs, mais ce sont elles, encore, qui veillent au bien-être de la famille. C'est pourquoi CmiA et ses partenaires s'engagent ici en faveur des droits des femmes et de sa position sociale. Dans le prolongement des mesures visant à promouvoir l'égalité homme-femme définies dans ses critères, l'initiative CmiA mise sur diverses activités. C'est ainsi que les formations enseignant la culture durable du coton ont été adaptées aux besoins spécifiques des participantes et que de nombreuses cultivatrices de coton ont été préparées à devenir des « lead farmers » afin de renforcer leur rôle au sein des groupes de formation. Les employés des sociétés cotonnières suivent des cours sur l'égalité des droits, tandis que des déléguées à la condition féminine sont mises en place dans les entreprises en qualité d'interlocutrices permanentes. Les cultivatrices participantes bénéficient en outre d'un accès simplifié au crédit ainsi que de contrats individuels avec les sociétés cotonnières destinés à leur assurer un revenu autonome. Au-delà, les clubs de femmes déjà existants comme p.ex. en Zambie ou Côte d'Ivoire font figure de modèle pour d'autres femmes. Ces clubs sont dotés d'une instance dirigeant élue. Les femmes y pratiquent la culture collective du coton et d'autres produits agricoles. Elles réinvestissent par exemple les bénéfices réalisés en commun dans la construction d'un entrepôt, l'aménagement d'un élevage de poules ou encore la scolarité de leurs enfants. Pour supporter cet engagement en plus, Cotton made in Africa a lancé un programme de coopération avec les communautés.

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